A la suite d’une crise économique et sociale, comment une association d’envergure nationale peut-elle se développer ? Le cas de l’association Force Femmes.

Mémoire d’Anne-Cécile Banos.

« La crise n’est pas comme une maladie dont on ne peut sortir : elle est comme une sorte de nouvelle naissance. » (Pierre Mauroy)

Cette citation de Pierre Mauroy pourrait à la première lecture ne pas être appréciée à sa juste valeur. Nous sommes en 2008, la crise économique mondiale éclate aux Etats-Unis, elle vient peu à peu impacter l’ensemble des pays industrialisés et riches. Bien entendu, la France n’est pas épargnée. En quelques mois à peine, la situation se tend très rapidement et il faut vite trouver des solutions pour maintenir à flot le pays. La crise économique dans un effet « boule de neige » impacte le marché du travail en France. Les pouvoirs publics se serrent la ceinture, les entreprises font tout leur possible pour conserver les emplois et ne pas réaliser de pertes mais comme l’aurait dit Maurice Blondel « l’avenir ne se prévoit pas, il se prépare ».

En effet, la crise a surpris et n’a pas été anticipée : les conséquences sont désastreuses entre inflation, crise sociale, chômage de masse, augmentation de la dette publique,… L’ensemble de la société française est touchée et ce de plein fouet, elle ne peut reculer et se doit de faire le nécessaire rapidement pour garder la tête hors de l’eau.

Naturellement, les associations sont particulièrement impactées par ce fléau économique et social. Les bénéficiaires se font de plus en plus nombreux, les subventions publiques sont de plus en plus rares… Comment persister ? Comment faire pour gérer le flux sans les ressources adéquates ? Les associations sont effectivement envoyées au front sans les moyens pour y survivre et se battre. En ce sens, il m’est apparu pertinent de poser la problématique suivante : « A la suite d’une crise économique et sociale, comment une association d’envergure nationale peut-elle se développer ? Le cas de l’association Force Femmes. » Cette problématique est riche de questionnements divers et variés auxquels on meurt d’envie d’y répondre. Ce mémoire, cette réflexion sera articulée autour de deux grands axes. La première partie sera le moment de faire état d’un contexte économique et social poussait à son paroxysme. Nous verrons quels ont été les fléaux et les conséquences de la crise économique de 2008 en revenant sur son histoire, son impact en France,…puis nous porterons une attention particulière quant à la contextualisation du marché de l’emploi en France pour mieux en comprendre les enjeux pour enfin s’attarder sur le paysage associatif français. A la suite de ceci, nous nous arrêterons sur un contexte social à la fois ambivalent mais aussi très anxiogène avec le passage d’une crise économique à une crise de l’emploi et toutes les conséquences qu’il y a pu avoir sur l’emploi mais aussi sur les associations. Ce sera le moment de présenter la structure qui va nous servir d’exemple : l’association Force Femmes qui sera alors cernée sous ses moindres aspects : histoire, fonctionnement, équipe, bilan chiffré, bénéficiaires, accompagnement,…

Nous travaillerons à l’élaboration d’une matrice SWOT pour mettre en exergue les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces auxquelles elle se trouve être confrontée. La seconde partie de ce mémoire sera entièrement dédiée à souligner le développement aux multiples facettes que l’association a mis en place depuis quelques années. Un premier regard attentif sera porté à l’importance de la communication et aux acteurs qui participent quotidiennement à l’émancipation de l’association. Par la suite, on observera les clés de la « longévité » à savoir mettre en avant son financement et son développement à différents échelons. Nous terminerons ce mémoire avec des éléments de réponses quant aux grands enjeux qui auront été soulevés tout au long de cet exposé… Ce mémoire doit permettre d’apporter des réponses réelles à des problèmes qui sont récurrents et qui sont difficiles à solutionner…